⊰⊰La Fee aux yeux bleus⊱⊱
On raconte qu'une fée aux cheveux blonds et aux yeux bleus, prénommée Lavandula, aurait vu le jour au milieu des lavandes sauvages de la montagne du Lure.
Les années passèrent et l'envie lui vint un jour de s'installer.
Ne sachant pas où elle se voyait domiciliée, elle décida de feuilleter son cahier de paysages pour faire un choix éclairé. Son survol s'arrêta brusquement sur la page présentant les terres incultes de la Provence.
Bouleversée par la tristesse du panorama, la fée se mit à pleurer. En tombant sur le livre, ses larmes de couleur lavande tachèrent la page de bleu.
Dans l'espoir de réparer sa maladresse, Lavandula tenta en vain de sécher ses yeux bleus et d'essuyer la page, mais l'effet contraire se produisit. Les gouttelettes se répandirent sur le paysage de la Provence. Désespérée, la fée traça un grand pan de ciel bleu au-dessus du sol taché pour dissimuler son erreur.
C'est depuis ce jour que la lavande pousserait allégrement sur les terres de la Provence et que les jeunes blondes de la région auraient dans les yeux une étincelle bleu lavande, surtout devant le spectacle qu'offre le ciel bleuté tombant sur les champs de lavande en fin de journée.
Les années passèrent et l'envie lui vint un jour de s'installer.
Ne sachant pas où elle se voyait domiciliée, elle décida de feuilleter son cahier de paysages pour faire un choix éclairé. Son survol s'arrêta brusquement sur la page présentant les terres incultes de la Provence.
Bouleversée par la tristesse du panorama, la fée se mit à pleurer. En tombant sur le livre, ses larmes de couleur lavande tachèrent la page de bleu.
Dans l'espoir de réparer sa maladresse, Lavandula tenta en vain de sécher ses yeux bleus et d'essuyer la page, mais l'effet contraire se produisit. Les gouttelettes se répandirent sur le paysage de la Provence. Désespérée, la fée traça un grand pan de ciel bleu au-dessus du sol taché pour dissimuler son erreur.
C'est depuis ce jour que la lavande pousserait allégrement sur les terres de la Provence et que les jeunes blondes de la région auraient dans les yeux une étincelle bleu lavande, surtout devant le spectacle qu'offre le ciel bleuté tombant sur les champs de lavande en fin de journée.
⊰⊰Le lieu le plus secret⊱⊱
Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eût un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahmâ décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.
Lorsque les dieux furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci:
"Enterrons la divinité de l'homme dans la terre."
Mais Brahmâ répondit:
"Non, cela ne suffit pas car l'homme creusera et la trouvera."
Alors les dieux dirent:
"Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."
Mais Brahmâ répondit à nouveau:
"Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."
Déconcertés, les dieux proposèrent:
"Il ne reste plus que le ciel, oui, cachons la divinité de l'homme sur la lune."
Mais, Brahmâ répondit encore:
"Non, un jour, l'homme parcourra le ciel, ira sur la lune et la trouvera."
Les dieux conclurent:
"Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."
Alors Brahmâ dit:
"Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme: nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."
Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, exploré la lune et le ciel à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.
Lorsque les dieux furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci:
"Enterrons la divinité de l'homme dans la terre."
Mais Brahmâ répondit:
"Non, cela ne suffit pas car l'homme creusera et la trouvera."
Alors les dieux dirent:
"Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."
Mais Brahmâ répondit à nouveau:
"Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."
Déconcertés, les dieux proposèrent:
"Il ne reste plus que le ciel, oui, cachons la divinité de l'homme sur la lune."
Mais, Brahmâ répondit encore:
"Non, un jour, l'homme parcourra le ciel, ira sur la lune et la trouvera."
Les dieux conclurent:
"Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."
Alors Brahmâ dit:
"Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme: nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."
Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, exploré la lune et le ciel à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.
⊰⊰Le manteau de Nasreddine⊱⊱
Un soir que Nasreddine revenait de son travail dans les champs avec des vêtements sales et crottés, il entendit chanter et rire et il comprit qu'il y avait une fête dans les environs. Or, dans son pays, quand il y une fête, tout le monde peut y participer.
Nasreddine poussa donc la porte de la maison et sourit de bonheur: une bonne odeur de couscous se dégageait de la cuisine. Mais il ne put aller plus loin: il était tellement mal habillé qu'on le chassa sans ménagement.
En colère, il courut jusqu'à sa maison, mit son plus beau manteau et revint à la fête. Cette fois, on l'accueillit, on l'installa confortablement et on posa devant lui à manger et à boire.
Nasreddine prit alors du couscous, de la sauce et du vin, et commença à les verser sur son manteau.
Et il disait: "Mange, mon manteau! Bois, mon manteau!"
L'homme assis à son coté lui dit: "Que fais-tu, malheureux? Es-tu devenu fou?"
"Non, l'ami, lui répondit Nasreddine. En vérité, moi je ne suis pas invité; c'est mon manteau qui est invité."
Nasreddine poussa donc la porte de la maison et sourit de bonheur: une bonne odeur de couscous se dégageait de la cuisine. Mais il ne put aller plus loin: il était tellement mal habillé qu'on le chassa sans ménagement.
En colère, il courut jusqu'à sa maison, mit son plus beau manteau et revint à la fête. Cette fois, on l'accueillit, on l'installa confortablement et on posa devant lui à manger et à boire.
Nasreddine prit alors du couscous, de la sauce et du vin, et commença à les verser sur son manteau.
Et il disait: "Mange, mon manteau! Bois, mon manteau!"
L'homme assis à son coté lui dit: "Que fais-tu, malheureux? Es-tu devenu fou?"
"Non, l'ami, lui répondit Nasreddine. En vérité, moi je ne suis pas invité; c'est mon manteau qui est invité."