Les deux Européens purent avancer plus rapidement.Comme ils tournaient
l’angle d’une rue, ils se trouvèrent nez à nez avec un grand Anglais
coiffé comme eux d’un casque colonial et vêtu d’un complet de
flanelle.Ce personnage avait la moustache et les favoris d’un roux
désagréable. vans pas cher
Par ses pommettes osseuses, son teint rouge et la raideur de ses
manières, il était assez conforme au type classique de l’Anglais, tel
que l’ont popularisé chez nous les romans de voyage. Il salua froidement
les deux Français qui lui rendirent son salut et passèrent.À quelques
pas de lui marchait un vieux Chinois, asthmatique et ventru, vêtu d’une
longue robe bleu de ciel, chaussé de bottes de soie à semelles de feutre
et coiffé d’une élégante calotte brodée. vans femme
Quand le Chinois et l’Anglais se furent éloignés, le plus jeune des
Français éclata de rire.– Voilà deux grotesques personnages !
s’écria-t-il. Je ne sais, ma foi, chacun dans son genre, quel est le
plus ridicule. vans homme
– Tu parles en étourdi, mon cher Jean. Le Chinois que tu viens de voir
s’appelle Tsien-Li-Fu. C’est un des plus riches marchands de thé de la
ville de Canton.