notre nuit fut plus triste encore que notre journée. Je me rappelle
qu'un chien, enfermé dans un appartement audessous du nôtre, hurla
jusqu'à deux heures du matin. Le lendemain nous nous informâmes . son
maître était sorti en emportant la clef . dans la rue, il avait été
arrêté, conduit au tribunal révolutionnaire . condamné à trois heures,
il avait été exécuté à quatre. Il fallait nous quitter . Manteau moncler pas cher homme
les classes de Solange commençaient à neuf heures du matin. Son
pensionnat était situé près du Jardin des Plantes. J'hésitai longtemps à
la laisser aller. Ellemême ne pouvait se résoudre à me quitter. Mais
rester deux jours dehors, c'était s'exposer à des investigations
toujours dangereuses dans la situation de Solange. Je fis avancer une
voiture, et la conduisis jusqu'au coin de la rue des FossésSaintBernard .
là je descendis pour la laisser continuer son chemin. manteau moncler homme pas cher
Pendant toute la route, nous nous étions tenus embrassés sans
prononcer une parole, mêlant nos larmes, qui coulaient jusque sur nos
lèvres, mêlant leur amertume à la douceur de nos baisers. Je descendis
du fiacre . mais, au lieu de m'en aller de mon côté, je restai cloué à
la même place, pour voir plus longtemps la voiture qui l'emportait. Au
bout de vingt pas, la voiture s'arrêta, Solange passa sa tête par la
portière, comme si elle eût deviné que j'étais encore là. Je courus à
elle. Je remontai dans le fiacre . je refermai les glaces. manteaux moncler
Je la pressai encore une fois dans mes bras. Mais, neuf heures
sonnèrent à SaintÉtienneduMont. J'essuyai ses larmes, je fermai ses
lèvres d'un triple baiser, et, sautant en bas de la voiture, je
m'éloignai tout courant. Il me sembla que Solange me rappelait . mais
toutes ces larmes, toutes ces hésitations pouvaient être remarquées.
J'eus le fatal courage de ne pas me retourner. Je rentrai chez moi
désespéré.