Étaitce la conscience de la bonne action que j'avais faite, étaitce que
déjà j'aimais l'adorable créature . Je ne sais si je dormis ou si je
veillai . je sais que toutes les harmonies de la nature chantaient en
moi . je sais que la nuit me parut sans fin, le jour immense . je sais
que, tout en poussant le temps devant moi, j'eusse voulu le retenir pour
ne pas perdre une minute des jours que j'avais encore à vivre. Le
lendemain, j'étais à neuf heures dans la nie Férou. A neuf heures et
demie, Solange parut. doudounes pyrenex enfant
Elle vint à moi et me jeta les bras autour du cou. Sauvé, ditelle, mon
père est sauvé, et c'est à vous que je dois son salut !VI SOLANGE.
57Page 61 Les mille et un fantomesOh ! que je vous aime ! Quinze jours
après, Solange reçut une lettre qui lui annonçait que son père était en
Angleterre. Le lendemain, je lui apportai un passeport. En le recevant,
Solange fondit en larmes. Vous ne m'aimez donc pas . ditelle. pull cachemire en solde
Je vous aime plus que ma vie, répondisje . mais j'ai engagé ma parole à
votre père, et, avant tout, je dois tenir ma parole. Alors, ditelle,
c'est moi qui manquerai à la mienne. Si tu as le courage de me laisser
partir, Albert, moi, je n'ai pas le courage de te quitter. Hélas ! elle
resta.VI SOLANGE.58Page 62 VII ALBERT. doudoune homme pas cher
De même qu'à la première interruption du récit de M. Ledru, il se fît
un moment de silence. Silence mieux respecté encore que la première
fois, car on sentait qu'on approchait de la fin de l'histoire, et M.
Ledru avait dit que, cette histoire, il n'aurait peutêtre pas la force
de la finir. Mais presque aussitôt il reprit . Trois mois s'étaient
écoulés depuis cette soirée où il avait été question du départ de
Solange, et, depuis cette soirée, pas un mot de séparation n'avait été
prononcé. Solange avait désiré un logement rue Taranne, Je l'avais pris
sous le nom de Solange .