シャンゼリゼの裏窓から~le chapitre deux~ -10ページ目

シャンゼリゼの裏窓から~le chapitre deux~

緋色のゼラニウムが咲くビューローの裏窓から見える世界とは…。フランス好きに教える本当のフランス。5年ぶりの復活です。

 ここ数日、フランスではジェルマノフォブ(germanophobe=ドイツ嫌い、ドイツ恐怖症)という言葉が盛んにマスコミなどで取り上げられています。ユーロ危機脱却の方策として、フランスが欧州中央銀行(ECB)主導で債務危機にある国を助けようとしているのに対し、ドイツ首相のアンゲラ・メルケルさんは強い態度でユーロ圏各国に徹底した財政規律を要求。「欧州がドイツに蹂躙されてしまう」という歴史的に受け継がれてきた深層心理が頭をもたげてきたようなのです。ニコラ・サルコジ大統領がメルケルさんに対して、なすすべなく押し込まれている印象も強いのでしょう。

 口火を切ったのは、社会党(PS)のイケメン議員アルノー・モンブールさん。「ドイツのナショナリズムに関する問題は、マダム・メルケルのビスマルク的な政治を通して出現してきている」(すみません。日本語になっていませんが)。これに続いて、上院議員のジャン=ピエール・シュヴェヌマンさんは「もし我々が、極端に厳しいドイツの枠にはまるとしたら、それは破局への道だろう」と発言。パリの社会党議員ジャン=マリー・ルグエンさんに至っては、「(1938年にチェコスロバキア領土のドイツへの割譲を決めるミュンヘン協定の調印をヒトラーとともに行った)ダラディエ首相と、サルコジさんはそっくり同じだ」とまで言っています。

 そして、与党・国民運動連合(UMP)の外相アラン・ジュペさんも参戦。「大統領の力を弱らせるための戦略として、社会党はジェルマノフォブという悪魔をよみがえらせようとしている」と批判して、図らずも完全に「ジェルマノフォブ」という言葉を、よみがえらせてしまったのです。

 まあ、左右両派とも誇るべき政策なり実績がない中、来春の大統領選へ向けて、ドイツという「仮想敵国」をつくることが、票を獲得する手っ取り早い手段だと、本能的に感じたのでしょう。これはフランス人の常套手段です。

 それにしても、金融危機を何とか打開しようと8日から欧州連合(EU)首脳会議が開かれるその前日に、米国の格付け会社スタンダード・アンド・プアーズ(S&P)が、ユーロ圏15カ国の長期国債格付けを引き下げる方向で見直すことを発表したことは、また別の思惑が働いているとしか思えません。何でこのタイミングなのでしょうか。経済や金融に疎い僕には、「ジェルマノフォブ」どころか、もっともっと巧妙で強力な「アングロサクソン」が怖くてしようがありません。



Poussée de fièvre germanophobe chez certains politiques français
RFI : 02/12/2011
Par Guillaume Naudin

« Politique à la Bismarck », « ordre allemand », « Europe à la schlague » : la détermination d'Angela Merkel à imposer une discipline budgétaire stricte aux pays de la zone euro pour surmonter la crise a ranimé, parfois violemment, la germanophobie d'une partie de la classe politique française, gauche et Front national en tête. Cela au lendemain du discours de Toulon de Nicolas Sarkozy sur l'Europe et la zone euro de jeudi 1er décembre.

C'est un nom, venu du fin fond de l'histoire, du XIXe siècle, qui reste dans l'inconscient collectif français comme un symbole de l'ennemi héréditaire. Un nom qui évoque la Prusse, le Reich, la guerre de 1870 et la perte de l'Alsace et de la Lorraine, et par extension tout ce qui en a découlé : deux guerres mondiales qui ont fait plusieurs millions de morts.
Ce n'est donc pas un nom que l'on prononce à tort et à travers. Ce nom, c'est celui du chancelier allemand de l'époque, Otto Von Bismarck. Ce nom, c'est Arnaud Montebourg qui l'a prononcé en déclarant « la question du nationalisme allemand est en train de ressurgir au travers de la politique à la Bismarck de madame Merkel », la chancelière allemande actuelle.

Levée des inhibitions

Ce n'est donc pas rien, d'autant que cette sortie n'est pas complètement isolée. Jean-Pierre Chevènement, autre candidat déclaré à la présidentielle, sénateur de Belfort, avertit ce vendredi 2 décembre 2011 au lendemain du discours de Toulon de Nicolas Sarkozy sur l'Europe : « Si on se coule dans le moule allemand, moule extrêmement rigide, nous allons vers la catastrophe ».

Quelques jours auparavant, au moment du sommet de Strasbourg entre la France l'Allemagne et l'Italie, le député socialiste de Paris Jean-Marie Le Guen avait comparé Nicolas Sarkozy à Edouard Daladier allant signer les accords de Munich. Des accords signés en 1938 avec Adolf Hitler, rien de moins. Angela Merkel n'a pas relevé, mais elle aura sans doute apprécié.

« Germanophobie hystérique »

La polémique enfle et la majorité rebondit. Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a publié un communiqué dans lequel il juge que « par pure tactique politicienne, avec pour seul objectif l'affaiblissement du président français, les socialistes prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie ».

Plus tôt, Jean Leonetti, ministre des Affaires européennes, dénonçait « une germanophobie hystérique » des responsables de gauche, y associant même François Hollande. Il est vrai que le candidat socialiste à la présidentielle n'a pas franchement condamné les déclarations d'Arnaud Montebourg, indiquant seulement que « chacun doit se respecter, chacun doit comprendre l'autre », tout en ajoutant qu'il « ne peut pas y avoir un pays qui veuille imposer ses vues aux autres ».

« L'Europe à la schlague »

D'autres à gauche, ont été plus fermes. S'il reproche à Nicolas Sarkozy de n'avoir pas su « construire une relation équilibrée » avec l'Allemagne, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault, par ailleurs professeur d'allemand de formation, s'est dit en désaccord avec les déclarations du trublion Montebourg : « Je ne conseille pas d'aller sur ce terrain car on perdra à coup sûr », a-t-il indiqué.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, estime qu'il faut combattre Angela Merkel parce qu'elle est libérale, « pas parce qu'elle est allemande ». « La paix n'est pas un état de nature, c'est une construction politique », ajoute-t-il.

Quant à l'écologiste franco-allemand Daniel Cohn-Bendit, il accuse Arnaud Montebourg de « faire du Front national de gauche ». Des réflexions qui n'embarrassent pas et qui n'engagent pas Marine Le Pen, moins précautionneuse, on le sait, avec l'histoire, elle qui a comparé les prières des musulmans dans la rue à l'occupation allemande.

La présidente du Front national a retenu du discours de Toulon « l'annonce d'une Europe 'à la schlague', c'est-à-dire l'Europe qui entraîne la perte de notre souveraineté ». « Schlag » est un mot allemand, qui se traduit par gifle ou coup, ce qui aide pour atteindre le but recherché : frapper les esprits plutôt que les faire fonctionner.
 大統領になる目が完全になくなったのにかかわらず、国際通貨基金(IMF)元専務理事ドミニク・ストロスカーン(DSK)さんに関する報道は、なかなか収まりません。ニューヨークのホテルで女性従業員に性的暴行を加えたとされた事件は、女性の証言が信用できなくなったとして検察が公訴を取り下げたものの、別の女性作家が性的暴行を受けそうになったと告訴。今度は「時効」で不起訴となりました。

 これで終わりかと思ったら、リールの高級ホテル「ル・カールトン」が絡んだ売春あっせん事件でも名前が出てきました。どうもホテルが、ベルギーの組織を通して金持ちのお客に女性を紹介していたらしく、売春婦を聴取する過程で、DSKの名があがったらしいのです。

 さらに追い打ちをかけるように、クロード・ゲアン内相は、きょうのジュルナル・デュ・ディマンシュの中で、DSKが2006年12月にブローニュの森で不審尋問を受けたという話を「聞いたことがある」と認めたのです。「ブローニュの森」はもちろん買春行為を指します。

 たまりかねたDSKは「メディアによるリンチだ」と悲痛な叫びをあげました。考えてみると、ニューヨーク後の事件は、政権側のリークと思われるものばかり。特に、警察組織の長である内相が、過去の不審尋問まで漏らすのは行き過ぎだと思います。

 けれど、大統領選で敵である社会党の不利になるものであれば、徹底的にたたいて利用しようというのでしょう。ゲアンさんは「長い三面記事だ」「また新たなページがめくられた」とまで言っています。DSKの身から出たさびだと言ってしまえばそれまでですが、フランスには「武士の情け」という言葉はあり得ないのでしょうね。

Claude Guéant évoque un «contrôle» de Dominique Strauss-Kahn au bois de Boulogne en 2006
20Minutes : 04/12/2011

Claude Guéant évoque, dans une interview à paraître dans le Journal du dimanche, un contrôle qu'aurait subi Dominique Strauss-Kahn au Bois de Boulogne, en décembre 2006. Interrogé sur une interpellation de l'ex-directeur du FMI, le ministre de l'Intérieur répond avoir «entendu parler de cette histoire».

Claude Guéant précise que DSK a été «contrôlé», «par les fonctionnaires en charge de la surveillance de cet endroit, lors d'un contrôle de routine».

Il n'était «pas suivi»
«Il n'était pas tombé dans un guet-apens de la police!», affirme le ministre, qui assure qu'il n'était «pas suivi». «Ce n'est quand même pas de la faute de la police s'il était là-bas ce soir-là!», conclut-il.

Claude Guéant évoque par ailleurs les affaires du Sofitel et du Carlton, qu'il qualifie de «long fait divers». «Maintenant, je souhaite qu'on tourne la page», indique-t-il car «la campagne présidentielle mérite mieux». S'estimant victime d'un «lynchage médiatique», Dominique Strauss-Kahn a demandé à être entendu «le plus rapidement possible» dans l'affaire de proxénétisme présumé en lien avec l'hôtel Carlton de Lille.

Un avocat de Dominique Strauss-Kahn a réagi dans la soirée auprès de l'AFP en dénonçant «une exploitation politique».
 バスティーユ広場といえば、フランス革命の発端となった牢獄襲撃事件の地で、今もデモ行進といえば、みんなここに集結します。そこで12月4日まで、ちょっと変わったイベントが行われています。その名も「セックス イン ザ シティ」展。しかも、お年寄りが続々と詰めかけているそうなんです。

 エイズ予防の啓発活動のために開かれているイベントなのですが、ストリップこそないものの、性に関する展示物が多くあるのです。中でも、お年寄りが集まっているのは、いわゆる「大人のおもちゃ」コーナー。「歯医者の器具によく似てるね」とはしゃいだり、おもしろいネーミングに笑ったり、71歳のおじいちゃんが「俺のバイアグラはアーモンドだよ」と告白したり。

 そのコーナーを抜けると、真面目な教育の場に。Tシャツにコンドーム使用の注意などが書かれていたり、質問を受け付けたりしています。

 「おもちゃ」に関しては、フランスはかなりオープンだと思います。何せ、プランタンとかラファイエットといった高級百貨店でも、エロティックな下着とともに売っているからです。性を含めて「人生を楽しむ」ことに貪欲なのかもしれません。

Un parcours coquin pour tous les âges

20 Minutes : 25/11/2011

Les Parisiens invités à découvrir l'exposition gratuite et ludique sur le sexe à la Bastille
Les sex-toys ont pris d'assaut la place de la Bastille (4e). L'exposition Sex in the city, rendez-vous habituel du festival Solidays et installée jusqu'au 4 décembre à Paris, permet d'informer toutes les générations sur les risques mais aussi sur le plaisir.

Apprendre à se protéger

Luc Barruet, président de Solidarité Sida qui a monté ce parcours ludique et pédagogique avoue sa surprise face à un public plus âgé que prévu : « quand on a ouvert, j'ai cru qu'un car de retraités avait débarqué ! Le public ne sait pas à quoi s'attendre, au montage certains nous demandaient s'il y avait des cabines… » Pas de strip-tease, mais un panorama riche des sexualités pas seulement hétéro, dans un lit ou à deux. Dans un couloir aux airs de fête foraine, des membres de l'association proposent des démonstrations de sex-toys. « Cela ressemble un peu à des instruments de dentiste », sourit Nicolas, 38 ans, devant la pile de godes aux couleurs et formes variées, avant de goûter le talc à la noix de coco au nom évocateur, spank me (donne-moi une fessée). «Qu'est ce que l'œuf tenga ? », interroge Yonie. « Un préservatif ? », tente Tony, 68 ans, néophyte. Rosa, 71 ans, confie : « on parle toujours du canard, mais j'ai découvert le rouge à lèvre qui vibre. » Le cobra, sex-toy masculin, n'a pas convaincu Isidor, 71 ans. «C'est la première fois que je vois ça, pourtant j'ai travaillé 15 ans à Pigalle ! Mon Viagra, c'est les amandes.» Après ces réjouissances, le couloir des dangers aborde les sujets plus sérieux. Des T-shirts informent sur les risques parfois insoupçonnés, l'huile chauffante qui peut brûler le préservatif par exemple. Le parcours s'achève sur un espace de dialogue fondamental pour informer. Un animateur raconte : «une jeune fille m'a demandé si la pilule la protégeait contre les maladies. »

Oihana Gabriel