Pour la représentation de mot, on
peut poser, en première approche, que Freud envisage ce qui, depuis
Saussure (1916-1972), est désigné comme signifiant. On aura remarqué,
dans le schéma, la notion d’xA0;image sonorexA0;, qui évoque assez
précisément celle d’xA0;image acoustiquexA0; qui, à peu près à la même
époque, appara?t dans les réflexions de Saussure. Mais la différence
avec Saussure se creuse très vitexA0;: l’xA0;image sonorexA0; n’est pas
chez Freud le seul élément constitutif de la représentation de mot. Il y
a aussi les xA0;images visuellesxA0;, qui se répartissent à leur tour
en xA0;images de lecturexA0; et xA0;images d’écriturexA0;. Enfin, il y a
l’xA0;image de mouvementxA0;, image des mouvements corporels
(précisément ceux des organes de la phonation) qui sont nécessaires à la
production du mot. C’est la pluralité de ces images qui rend compte de
la possibilité de perturbations entre elles, et par là des aphasies
verbales.11 Une remarque au passagexA0;: Freud, en lettré exclusif, ne
semble guère se poser la question du statut de la xA0;représentation de
motxA0; pour les sujets pratiquant une langue non écrite. sacs à main vanessa bruno pas cher
C’est tout juste s’il effleure très rapidement le problème, en
évoquant le cas des dialectophones (p. 124). Mais les sujets auxquels il
pense disposent de l’écriture pour la langue littéraire voisine du
dialecte qu’ils pratiquent par ailleurs. En sorte que finalement la
possibilité même d’un mot dépourvu d’image visuelle semble lui être
totalement étrangère.12 L’ensemble de cette conception de la
représentation de mot est à la fois substantialiste et synthétique. Par
là elle s’oppose à peu près totalement à la conception saussurienne, en
dépit de l’apparente parenté terminologique signalée plus haut.13 2. nouveau sac vanessa bruno
La représentation de chose. Il n’est pas très aisé de déterminer si
Freud pense, en termes linguistiques contemporains, à un référent ou à
un signifié. Il semble toutefois qu’on soit plus proche d’un référent
perceptuellement saisi plut?t que conceptualiséxA0;: ce n’est pas un
hasard s’il précise, p.x00A0;127, qu’il xA0;limite son raisonnement aux
substantifsxA0;. C’est ce qui explique que la représentation de chose
est présentée comme xA0;ouvertexA0;, c’est-à-dire susceptible de donner
lieu à de nouvelles approches perceptives, en opposition avec la
représentation de mot, qui est donnée comme xA0;ferméexA0;.14 Où en est
l’inconscient dans cette réflexion sur l’appareil de langagexA0;?
Apparemment, nulle part. On trouve certes dans l’ouvrage plusieurs
occurrences de l’adjectif inconscient, mais il est pris de fa?on
xA0;descriptivexA0;, comme Freud dira plus tard. Sac imitation longchamp pas cher
Et cependant on trouve en un point de la réflexion un passage où
semble se dessiner, en creux, quelque chose de non-énoncé qu’on est
tenté d’interpréter comme une préfiguration de l’inconscient. Au moment
où Freud entreprend d’étudier le problème mystérieux des relations entre
la xA0;représentationxA0; psychique 150; il n’est pas spécifié ici s’il
s’agit de la représentation de mot ou de chose 150; et son xA0;corrélat
physiologiquexA0;, la modification de la cellule nerveuse, il aborde la
difficulté de la fa?on suivantexA0;: xA0;Quel est le corrélat
physiologique de la représentation simple ou qui réappara?t pour
elle-mêmexA0;? Visiblement pas quelque chose qui est au repos, mais
plut?t quelque chose qui est de la nature d’un processus. Ce processus
n’est pas incompatible avec la localisation. Il part d’un endroit
particulier du cortex, et s’étend de là sur tout le reste du cortex
cérébral ou bien le long de voies particulières. Lorsqu’il a eu cours,
il laisse derrière lui une modification, la possibilité du souvenir. Il
est tout à fait douteux que quelque chose de psychique corresponde
pareillement à cette modification. Notre conscience ne présente rien de
semblable qui, du c?té psychique, justifierait le nom d’“image mnésique
latente”.