C'est le cas en matière d'aide au développement, alors que les pays
de l'hémisphère Sud préféreraient voir enterrée la politique agricole
commune plutôt que de recevoir des subsides. C'est le cas dans le
domaine sanitaire avec le texte Reach qui réglemente les pratiques de
l'industrie chimique. C'est le cas surtout en matière d'environnement.
La discussion actuelle sur les quotas de dioxyde de carbone attribuables
à chaque pays en fournit une illustration.De manière à se conformer au
protocole de Kyoto, Bruxelles délivre régulièrement des quotas de CO2
aux principaux industriels de l'Union européenne après une discussion
entre chaque pays membre, qui tient compte à la fois du nombre de sites
polluants et des efforts déjà faits pour réduire leurs émissions de gaz
carbonique. En 2005, la France avait reçu la permission de rejeter dans
l'atmosphère 135 millions de tonnes de CO2. Et là elle demande à
bénéficier pour la période 2008-2012 d'un quota de 149 millions de
tonnes. lacoste chemise homme pas cher
Mais, curieusement, Bruxelles coince. Et si l'on mesure bien à la fois
le taux d'utilisation de nos usines les plus polluantes et le taux de
croissance économique attendu en France, ce que propose l'Union
européenne obligerait les industriels français à brider leur activité -
pour ne pas polluer plus que prévu - ou bien à acheter des droits à
polluer - ce qui n'est pas la meilleure formule.Si Bruxelles, qui était
jusqu'ici symbole de libre concurrence et de développement économique,
se met à plafonner le niveau d'activité des usines françaises, et de
facto le niveau de notre production industrielle, ou à réglementer
l'usage des 30 000 composants chimiques, on n'a pas de mal à comprendre
que les délocalisations s'accélèrent, que les usines quittent le
paysage, et que la panne d'investissement qui caractérise le pays se
transforme aujourd'hui en un trou d'air en termes de croissance
économique.Au cours des vingt dernières années, l'Europe a affiché le
taux de croissance le plus bas parmi tous les continents, y compris
l'Afrique. On peut craindre qu'avec des mesures de ce type elle
renouvelle cette contre-performance au cours des vingt ans à venir. Sans
croissance, l'Europe aura du mal à donner des leçons de morale au monde
entier. Sans croissance, qui sait surtout combien de temps elle pourra
maintenir son unité. lacoste femme pas cher
Des bruits de bottes de plus en plus insistants se font entendre dans
le Caucase. Ces derniers mois, l'escalade des invectives, des sanctions
et des contre-sanctions dans laquelle Russes et Géorgiens sont engagés
ont pris des dimensions spectaculaires et inquiétantes. Après la chasse
aux espions, la fermeture des frontières, la guerre commerciale, le
refoulement de travailleurs sans papiers, le conflit a franchi une
nouvelle étape avec l'annonce de nouvelles hausses du prix du gaz russe
destiné à la Géorgie.L'embarras des Occidentaux est patent. Depuis trois
mois, le conflit russo-géorgien est à l'agenda de tous les sommets et
réunions. Les Américains y font part de leur « préoccupation », les
Européens appellent à l'apaisement et cherchent à calmer la fureur
vindicative du Kremlin. Sans la moindre illusion. survette lacoste homme pas cher
Car si personne ne cache ses sympathies pour la petite république du
Caucase, il n'est pas grand monde non plus pour se risquer à davantage
que quelques encouragements de pure forme.Les Géorgiens sont laissés à
eux-mêmes, et le silence qui les entoure est d'abord le signe de la
mauvaise conscience. C'est aussi une réponse indirecte et gênée à la
question fondamentale qui sous-tend ce conflit. À qui appartient donc la
Géorgie ? Est-elle européenne ? Atlantique ? Ou fait-elle encore partie
de l'espace historique dévolu à la puissance russe ?Depuis la
« révolution de la rose » de l'automne 2003, la Géorgie de Mikhaïl
Saakachvili est en recherche permanente de reconnaissance occidentale.
La Géorgie est officiellement candidate à une adhésion à l'Otan et à
l'Union européenne. Il n'est pas de manifestation publique qui ne voie
flotter côte à côte les étendards géorgien et européen, et c'est pour
ancrer symboliquement cette volonté dans les esprits qu'il fut
provisoirement fait recours, pour occuper le poste de ministre des
Affaires étrangères, à la Française Salomé Zurabichvili.Mais qu'a-t-on
fait de cette puissante aspiration à renouer avec l'Europe ? Trois ans
après la « révolution de la rose » à Tbilissi, il est moins question de
perspective européenne que de rejet de la Russie.