Et s'il est question d'un pacte, c'est de celui de l'Atlantique-Nord
dont la Géorgie est pourtant fort éloignée.L'engagement américain des
dernières années en Géorgie a fortement contribué à encourager cette
perspective. Depuis l'effondrement de l'URSS et la découverte
d'importants gisements de pétrole et de gaz dans le bassin de la
Caspienne, le Caucase et la Géorgie singulièrement, ont retrouvé toute
leur importance aux yeux des stratèges de Washington. Contrairement aux
Européens, les Administrations américaines successives ont lourdement
misé sur la Géorgie, enjeu essentiel du nouveau « Grand Jeu »
énergétique qui se livre dans la région. Après avoir favorisé
l'émergence de Mikhaïl Saakachvili, les États-Unis ont engagé
d'importants moyens financiers pour le soutenir. Après avoir déserté
Tbilissi sous Chevardnadze, FMI, Banque mondiale et autres institutions
financières s'y bousculent à nouveau. Le budget militaire, dopé par les
perspectives d'une future adhésion à l'Otan et par la participation
géorgienne à l'expédition d'Irak, a explosé. hermes 35cm pas cher
Les conseillers militaires américains forment désormais sur place les
bataillons d'élite de l'armée géorgienne et disposent dans le pays de
privilèges extraordinaires, d'autres spécialistes sont présents dans la
plupart des ministères importants. En trois ans, la Géorgie est devenue
la plus forte récipiendaire d'aide américaine après Israël.La forte
pression américaine n'est pas restée sans effets sur la politique
intérieure géorgienne. Au sein même du régime, l'aile « atlantique »
incarnée par le ministre de la Défense a gagné sans cesse en influence.
L'armée est montée en puissance. Ces derniers mois, les faucons n'ont
cessé de hausser le ton, plusieurs personnalités modérées, notamment
chargées des discussions avec les indépendantistes, ont été écartées.
Les incidents militaires se sont multipliés, et la tension est
aujourd'hui à son comble. sac hermes pas cher
À Moscou également, il ne manque pas d'acteurs ravis de voir la crise
s'aiguiser. La Russie a la réalité économique pour elle : malgré les
oléoducs et les gazoducs qui traversent son territoire, la Géorgie est
dépendante de sa grande voisine pour son approvisionnement en énergie.
Elle dépend également quasi exclusivement du marché russe pour ses
ventes de vin et d'eau minérale, deux de ses principaux produits
d'exportation. Enfin, plus de 300 millions de dollars sont envoyés
chaque année au pays par les centaines de milliers de Géorgiens
travaillant en Russie. Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que le
Kremlin, irrité, use puis abuse de ses arguments en plaçant de facto la
Géorgie dans une situation de blocus commercial. Comme en Ukraine il y a
quelques mois, les Européens ont toléré sans mot dire que soient
confondus des projets aussi différents que l'Union européenne ou l'Otan.
Faut-il donc pour être occidental implanter forcément des bases
étrangères aux frontières russes ? Et s'étonner ensuite des réactions
virulentes de Moscou ? La Finlande est membre de l'Union européenne mais
n'appartient pas à l'Otan : en est-elle plus vulnérable pour autant ?
Dans la crise géorgienne, comme dans celle qui l'a précédée en Ukraine,
c'est une bonne part de la politique européenne à l'Est qui est
aujourd'hui mise en question. hermes birkin pas cher
* Directeur de La Tribune de Genève, auteur d'À la conquête du Caucase
(Éditions des Syrtes). Réputée isolée des réalités professionnelles,
cette vieille dame compassée que reste l'Université française entreprend
sa révolution. Dès 2007, un nouveau système de préinscription, censé
éviter les erreurs d'aiguillage des bacheliers, sera mis en oeuvre dans
quinze universités volontaires. L'année de terminale ne sera plus
considérée comme celle du bac, mais comme celle de l'orientation.
Fortifié dans son choix par la crise du CPE qui a mis sous les
projecteurs les problèmes des étudiants, le gouvernement a décidé de
s'attaquer à l'échec massif en premier cycle. Chaque année, un étudiant
sur cinq quitte en effet l'université sans diplôme, soit 80 000 jeunes
par an.Une forme d'orientation « dirigée » sera donc introduite dans 42
universités volontaires sur 84 dès janvier prochain.