Francis Aupiais, avocat de l’égalité entre les races, devenu Africain
avec les Africains, en délicatesse avec sa congrégation, la Société des
Missions Africaines de Lyon, dont il fut pourtant élu Provincial à deux
reprises. 17 Le pasteur Bernard Coyault (Paris) dépeint la destinée d’un
pasteur prophète congolais, Daniel Ndoundou, ayant su garder les liens
entre son mouvement de réveil et l’église protestante issue de la
mission suédoise. 18 Mme Anne Cornet (Louvain-la-Neuve) donna une
communication (présentée en son absence) sur le P. émeri Cambier,
missionnaire scheutiste au Congo, dont elle a édité la correspondance.
Homme d’action, engagé politiquement, le P. Cambier représentait une
spiritualité missionnaire classique, où le risque du martyre avait sa
place. 19 Mme Nicola Kontzi-Méresse (Montpellier) fit l’histoire de la
Journée mondiale de prière des femmes, préparée dans le sillage des
missions protestantes, parallèlement aux réunions de prière pour les
missions organisées depuis la fin du xviiie siècle, comme l’avait
rappelé Jean-Franois Zorn dans son exposé introductif. prix trench burberry
20 Le P. Claude Lange (Paris) traa le portrait de son confrère et ami
Jacques Dournes, missionnaire des Missions étrangères de Paris au
Vietnam, absorbé peu à peu par l’anthropologie culturelle et mort dans
une grande solitude. Mme Marie-Cécile Bénassy (Paris) fit un retour sur
les missions catholiques en Haute Californie autour du franciscain
Junipero Serra (+ 1784). 21 Le P. Matthieu Sitone (Lyon) fit le tableau
de la spiritualité assomptionniste au Nord Kivu, marquée par une
dévotion mariale intense. C’est le même sujet que le P. Flavien Nkay
Malu (Lyon) aborda de manière distancée, relatant xA0;les avatars de la
dévotion mariale au Congo-Zare”, donnant l’impression que la
xA0;religion populairexA0; prenait le pas sur la spiritualité au sens
propre. sac longchamp lm cuir pas cher 2014
22 Signalons encore l’exposé d’étienne Damome, doctorant togolais à
Bordeaux, sur la spiritualité des radios chrétiennes en Afrique,
variables au gré des émetteurs et des journalistes, allant de
l’information générale à la formation aux exercices spirituels. 23 Enfin
le professeur Salvador Eyezoo (Yaoundé) raconta la vie et l’uvre du
pasteur missionnaire adventiste Cosendal au Cameroun, bien connu par ses
émissions radiophoniques.Conclusions en attendant les Actes 24
L’abondance des matières mais aussi la pression des horaires de voyage
des uns et des autres ne permirent pas de prendre un recul suffisant
pour faire le lien entre les ambitions du colloque, esquissées dans la
lettre d’invitation, les exposés de base, et les études de cas. Ces
trois types d’approche sont évidemment complémentaires. Les actes du
colloque, qui seront publiés dans la collection habituelle, ‘Mémoire
d’églises’ (Karthala), en été 2007, permettront aux lecteurs intéressés
de mieux évaluer l’apport du colloque au trésor d’expériences et de
réflexions que le CREDIC veut partager. D’ores et déjà je voudrais dire
mon appréciation et ma gratitude envers les intervenants pour l’immense
effort de recherche qu’ils ont accompli et offert au débat public dans
l’ambiance si conviviale de notre association. Je voudrais enfin relever
le nombre réjouissant de participants aquitains, et l’engagement
prometteur de jeunes chercheurs. sac vanessa bruno en lin
""L’église catholique du Cameroun est entrée depuis une année dans une
nouvelle ère des Centenaires. Moins médiatisée que les célébrations du
Premier Centenaire de la fondation de la mission catholique au Cameroun
(1890-1990), cette nouvelle ère marque pourtant l’étape de
l’enracinement progressif de l’uvre de l’évangélisation au Cameroun.
Tour à tour, l’érection en vicariat apostolique de la mission et la
consécration épiscopale de Mgr Henri Vieter (22 janvier 1905) suivie de
la dédicace du premier sanctuaire ecclésial dédié au Saint Esprit
(Mvolyé-Yaoundé) et consacré par le nouveau vicaire apostolique à la
Pentecte 1906, la création de la mission catholique d’Ikassa (1906) dans
l’actuel Diocèse de Buéa et le Premier Synode de l’église catholique du
Cameroun la même année au Siège du vicariat apostolique à Douala,
constituent les traces d’une mémoire ecclésiale vivante qui ne cesse
d’inviter l’église qui est au Cameroun à se ressourcer, à se mettre à
l’écoute des Actes de ses premiers aptres européens et camerounais afin
de mettre en uvre un nouveau dynamisme de l’évangélisation dans le
prolongement du concile Vatican II (1962-1965) et du synode africain
(1994-1995). 2 Depuis deux ans, à différentes occasions et par deux
symposiums, l’église locale a entrepris de raviver la mémoire de ses
ancêtres dans la foi en essayant de considérer l’ensemble des forces et
des actants de la mission (cf. Symposium xA0;VieterxA0;, consacré au
premier vicaire apostolique dont une première biographie en franais est à
paratre, ainsi que l’ouvragexA0;: Mvolyé-Yaoundé, citadelle de l’église
du Cameroun. De la première Dédicace à la Basilique pontificale,
Yaoundé, 2006).Tradition de l’église et actualité synodale 3
Aujourd’hui, il convient d’évoquer et d’honorer en quelques lignes le
premier synode de l’église catholique du Cameroun convoqué par Mgr.
