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Après cinq heures de combat, laforteresse est prise et le gouverneur égorgé avec trois de sesofficiers. Les vainqueurs reviennent en triomphe à l'Hôtel-de-Ville,portant le drapeau et les clefs de la Bastille: là, leur fureur setourne contre le prévôt Flesselles, accusé de trahison; il estmassacré.Cependant, l'Assemblée nationale avait applaudi à l'insurrection <p.114>parisienne et supplié le roi de mettre fin à la guerre civile. La courne céda qu'après la prise de la Bastille; épouvantée, elle ordonna lerenvoi des troupes et le rappel de Necker. Aussitôt, cent membres del'Assemblée se rendirent à Paris et y furent reçus en triomphe.«Jamais fête, dit Bailly, ne fut plus grande, plus belle, plustouchante. sac longchamp pas cher
» On couronna de fleurs Bailly et La Fayette et on lesproclama maire de Paris et commandant de la garde nationale. Alors onajouta aux couleurs de la ville la couleur royale, et on composa ainsicette cocarde tricolore qui, selon les paroles prophétiques de LaFayette, devait faire le tour du monde.Le roi, pour achever sa réconciliation avec le peuple, se décida àvenir aussi à Paris; il fut reçu par les nouvelles autorités et sedirigea vers l'Hôtel-de-Ville à travers deux haies de la populationarmée qui criait: Vive la nation! La ville portait encore toutes lesempreintes de l'insurrection: les canons étaient braqués sur les pontset dans les rues; les gardes-françaises, ayant La Fayette à leur tête,déployaient le drapeau de la Bastille; dans les rangs des citoyensarmés on voyait jusqu'à des moines de divers ordres; enfin le peupleparaissait inquiet, sévère, tumultueux: on sentait encore en lui lemugissement de la tempête qui venait à peine de s'apaiser. Le roi,stupéfait de ce spectacle, prit la cocarde tricolore, confirma lesnominations de Bailly et de La Fayette, et s'en retourna consternédans le palais de Louis XIV.§ II.État de Paris après le 14 juillet.--Meurtres de Foulon etBerthier--Famine. polo ralph lauren pas cher --Journées d'octobre.«L'état de Paris, dit La Fayette, dans les premiers jours quisuivirent l'insurrection, était effrayant. Cette population immense dela ville et des villages environnants, armée de tout ce qui <p.115>s'était rencontré sous sa main, s'était accrue de six mille soldats quiavaient quitté les drapeaux de l'armée royale pour se réunir à lacause de la révolution. Ajoutez quatre à cinq cents gardes-suisses etsix bataillons de gardes-françaises sans officiers; la capitale dénuéeà dessein de provisions et de moyens de s'en procurer; toutel'autorité, toutes les ressources de l'ancien gouvernement détruites,odieuses, incompatibles avec la liberté; les tribunaux, lesmagistrats, les agents de l'ancien régime soupçonnés et presque tousmalveillants; les instruments de l'ancienne police intéressés à toutconfondre pour rétablir le despotisme et leurs places; lesaristocrates poussant au désordre pour se venger.» Comme complément àce tableau, les vagabonds et les mendiants pullulaient dans les rues,de telle sorte qu'ils inquiétaient toutes les maisons, qu'on lesarrêtait par centaines et que les prisons en étaient remplies; on enforma un camp de dix-sept mille à Montmartre et on les occupa à desterrassements inutiles, moyennant une paye d'un franc par jour; cecamp était surveillé par des canons.Dans cette situation, et la faim poussant le peuple à la cruauté, deuxanciens administrateurs, accusés de s'être enrichis par le pacte defamine, furent arrêtés en province et amenés à Paris. ray ban pas cher
Le premier,Foulon, fut conduit à l'Hôtel-de-Ville, garrotté dans une charrette,ayant des orties au cou et une botte de foin sur le dos, au milieud'une foule ivre de fureur, qui l'enleva de la salle où siégeaient lesélecteurs, l'entraîna sur la place et le pendit à une lanterne; satête coupée fut portée sur une pique, une poignée de foin dans labouche, parce qu'on l'accusait d'avoir dit: Les Parisiens peuvent bienmanger du foin, mes chevaux en mangent. Cette scène horrible était àpeine terminée qu'un autre foule amena le gendre de Foulon, Berthier,aussi détesté que lui, dans une voiture couverte d'écriteauxinfamants, d'ordures et de pierres; des bandes de bourgeois, desoldats, de femmes, d'enfants, vociféraient autour de cette <p.116>voiture avec des drapeaux, des tambours, des chants. «On eût dit, racontele _Moniteur_, la pompe d'un triomphe, mais c'était celui de la vengeanceet de la fureur.» Enfin, enlevé à son escorte, il tomba percé decoups; on lui coupa la tête; on traîna son cadavre dans les rues; onlui arracha le coeur, au milieu de cris de joie, de danses furibondes,de hurlements féroces. Ces scènes d'horreur étaient le résultat del'abrutissement sauvage du peuple, la conséquence de la faim, ceperpétuel incitateur de tous les excès populaires. D'ailleurs,l'ancien régime par le nombre et la facilité de ses exécutionscriminelles, n'avait que trop donné à la population l'habitude dusang, des tortures et des supplices, et http://www.laventuredinard.fr/sac-longchamp-solde/ le spectacle du gibet, de laroue, de l'échafaud, offert presque journellement aux Parisiens, sousla monarchie, n'a pas été sans influence sur les scènes de carnage dela révolution.