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ennovy sur Le cheval roumain et la malbouffe industralisée sigmund sur
DSK : Non, tout n'est pas bon dans le cochon skarlet sur DSK : Non, tout
n'est pas bon dans le cochon simone BRUNET sur DSK : Non, tout n'est
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Robe de mariée longue
sur Le nouveau cocktail Ayrault : rigueur et vigueur Nicolas sur Le
nouveau cocktail Ayrault : rigueur et vigueur ennovy sur Tunisie :
Révolution dans la révolution ennovy sur Tunisie : Révolution dans la
révolution Bérard jean sur Le cheval roumain et la malbouffe
industralisée
Le cheval roumain est désormais presque aussi célèbre que la vache folle
anglaise. De manière un peu injuste, car c'est toute l'Europe qui,
touchée par l'extension du scandale débuté chez Findus avec ses
désormais fameuses lasagnes, devrait être accusée. Tous les pays sont
coupables et nous avec, par la même occasion.

Est-ce donc si
compliqué de prendre des pâtes, d'ajouter des petits morceaux d'une
viande choisie soi-même chez le boucher avec une sauce tomate plus les
aromates que l'on aime ? Notre époque veut du tout-fait, du tout-vite,
du tout-surgelé, du tout-micro-onde, et le tout surtout pas cher. D'un
bout à l'autre de la chaine on veut économiser. Mais la palme de la
cupidité revient à ces industriels qui n'hésitent pas à transformer une
viande en « minerai », puisqu'on a appris que c'était le terme consacré !
Les chevaux et les bœufs sont devenus des objets eux-aussi mondialisés
qui doivent cracher le plus de profit.
Retrouvez cet édito in extenso dans La République des Pyrénées et dans
LE PLUS
Tout a commencé un jour de 1986, sur la fameuse Piazza di Spagna, à
Rome, où l'on annonçait l'ouverture d'un MacDo. Un Fast-Food en plein
centre historique ! En réaction Carlo Pétrini, un journaliste
piémontais, crée « Slow Food », restauration lente par rapport à
restauration rapide, « pour la défense et le droit au plaisir de
l'alimentation ». Vingt-six ans après Slow Food est allé vite
puisqu'avec ses 100 000 membres dans 130 pays, il va tenir du 25 au 29
Octobre à Turin, le berceau du mouvement, la neuvième édition de son «
salon du goût », devenu le grand rendez-vous de ce mouvement
d'écologistes gastronomes, qui veut mettre à l'honneur les "aliments qui
changent le monde".
Car pour Carlo Pétrini, ancien soixante-huitard italien, il faut
profiter de la crise actuelle pour transformer nos comportements. Slow
Food accueillera cette années 1.000 exposants venus de 100 pays non
seulement d'Europe ou d'Amérique du nord mais aussi d'Asie et d'Afrique,
ainsi que 350 producteurs d'aliments "sentinelles", des produits
typiques protégés par le label Slow Food.
Les «aliments qui changent le monde» mis à l'honneur car il faut
profiter de la crise actuelle pour transformer nos comportements
« Ce sont, explique Carlo Pétrini, des projets de sauvegarde ou de
relance de petites productions artisanales.

Cela peut aussi
être une zone comme les vergers d'agrumes du Gargano, ou une culture
locale, comme la cuisine de deux petites régions toscanes issue du
métissage entre cuisine juive et traditions régionales. Nous fournissons
aux derniers exploitants des outils de promotion, un stand au Salon du
goût de Turin, un appui auprès des médias, du matériel ou des fonds.
Nous avons énormément appris de ces projets de microéconomie qui se sont
multipliés : il y a deux cent cinquante Sentinelles en Italie, trois
cents dans le monde. Cela commence en France avec une dizaine de
produits comme le porc noir de Bigorre ou les lentilles blondes de
Saint-Flour. »
Un réseau organisé sur les cinq continents pour promouvoir la production
y compris dans le Tiers monde d'aliments "bons, propres et justes"
Et pour la première fois, ce salon du goût qui commence ce mercredi
coïncidera avec le rassemblement Terra Madre, un réseau organisé sur les
cinq continents autour de "communautés de nourriture" pour promouvoir
la production y compris dans le Tiers monde d'aliments "bons, propres
(respectueux de l'environnement) et justes" (payés au juste prix).

Au
« Salone del Gusto » et Terra Madre, les visiteurs pourront participer à
plus de 100 Ateliers du Goût et Rencontres avec le producteur où ils
profiteront de dégustations sous la houlette d'experts internationaux.
Des chefs renommés comme Magnus Nilsson prépareront pour le public leur
plat fétiche dans 14 Théâtres du Goût, vous pourrez goûter aussi bien
une sélection de sakés japonais que déguster des cuisines méconnues
comme la cuisine albanaise, des Rendez-vous gourmands seront organisés
avec des chefs réputés du monde entier, comme Massimo Bottura ou avec
des spécialistes des sols comme Lydia et Claude Bourguignon et l'espace
Œnothèque proposera plus de 1 200 références de vins italiens. Dans ces
ateliers vous pourrez également « explorer l'univers Krug », découvrir «
les charmes secrets de la biodynamie » ou déguster l'un des plus
prestigieux vins italiens, le Barolo et sa robe grenat !
Retrouvez les détails du programme de cette année et achetez même vos
billets pour l'événement ici
Dans une de ses nombreuses interviews Carlo Pétrini expliquait sa
démarche : « Nous ne voulions pas engager un combat frontal et vain avec
les multinationales qui passent les saveurs au rouleau compresseur,
mais proposer des alternatives. Plutôt que détruire des McDo,
sauvegarder les tables et produits menacés, publier des guides des
osteria, des bistrots, éduquer au goût. Dans les années 90, Slow Food
commence à s'intéresser à la biodiversité.

Cela devenait de
plus en plus étrange de parler du plaisir d'un plat alors que l'on
assistait à sa disparition. Chaque jour, dix espèces de fruits ou de
légumes, dix races animales, sont perdues. Depuis le début du XXe
siècle, les impératifs industriels de l'agrobusiness ont abouti à la
perte de 75 % de la diversité des produits agricoles. Moins de trente
végétaux nourrissent aujourd'hui 95 % de la population mondiale. » Un
quart de siècle après avoir lancé ses premières piques contre la grande
multinationale de la malbouffe, Slow Food est devenu une «
multinationale du goût » !
Je reproduis ci-après pour les lecteurs de ce blog interessés par la
gastronomie l'éditorial où je présente la première version du nouvel
espace gastronomique du Nouvel Observateur qui va monter en puissance
dans les prochaines semaines.
Un site où la gastronomie n'est pas forcément un luxe, mais d'abord un
plaisir. Même s'il est vrai que l'on peut dépenser des fortunes dans des
trois étoiles, la haute gastronomie s'apparentant de plus en plus à la
haute couture. Est-ce un hasard si la quatrième édition du Paris des
chefs du 22 au 24 janvier mettra en scène des duos de chefs et de
créateurs pour faire dialoguer cuisine et art en public. ? "Le Paris des
chefs, c'est le Paris de la création, de la création artistique et
aussi de la création culinaire. C'est justement l'alliance de la cuisine
et des arts qui fait de cet événement une oeuvre originale", a souligné
le multi étoilé Alain Ducasse, parrain de l'événement.
Mais comme il y a la haute couture, il y a le prêt-à-porter qui, en
matière de gastronomie, ne doit pas être confondu avec le prêt-à-manger.
Paradoxalement la crise aide à faire entendre le discours de Carlo
Petrini, précurseur et créateur, en Italie, du mouvement slow food qui,
depuis 25 ans, préconise une alimentation "bonne, propre et juste". On
est « locavore », on privilégie la proximité, on achète plus de produits
de saison.
C'est cette vision que nous favoriserons tout en défendant une
gastronomie créative mais pas nécessairement chère.

C'est
pourquoi nous avons demandé à Alain Ducasse d'inaugurer ce site en nous
proposant un menu gastronomique pour le réveillon pour quatre personnes
avec un budget de 30 ou 40 euros. D'autres chefs, étoilés ou non, se
joignent à lui et plusieurs autres viendront, en fonction des saisons,
nous proposer leurs recettes, comme vous pourrez proposer les votres et
vous découvrir au fil de semaines les meilleures tables, les meilleurs
vins, les meilleurs chroniqueurs, les rubriques les plus variées. Bon
appétit et bonnes fêtes !