Des médiateurs du FPLP (Front populaire de libération de la
Palestine) ont dû intervenir pour les évacuer.« Que Dieu vous
brûle » Les ambulanciers annoncent l'arrivée de blessés des forces de
sécurité fidèles au Fatah. Les gardes du Hamas abaissent leurs cagoules
enroulées sur le front et arment leurs fusils automatiques. Pris de
panique, les patients courent se mettre à l'abri. Armés de kalachnikovs,
les hommes du Fatah déposent leurs camarades aux urgences, avec les
armes du Hamas braquées sur eux. Deux blessés graves succombent
immédiatement. Les larmes envahissent le visage de leurs frères d'armes.
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« Que Dieu vous brûle », hurlent-ils aux partisans du Hamas encagoulés,
en poussant les corps vers la morgue. Au même moment, une femme, qui
porte son garçon blessé entre les bras, force le passage vers les
urgences. « Les Israéliens sont plus humains que le Hamas, soyez
maudits », hurle-t-elle.Les urgentistes, qui n'ont pas touché leur
salaire depuis le mois de février, affirment que durant les incursions
israéliennes ils étaient capables de traiter plus de trente patients par
jour, malgré les conditions de travail difficiles. « Nous étions fiers
de participer, à notre façon, à la résistance face à l'occupation,
raconte un chirurgien. Maintenant, à chaque fois que nous traitons un
blessé, nous avons peur pour notre peau, peur des conséquences que cela
aura dans la rue. Avec chaque patient on a l'impression de faire un pas
de plus vers la guerre civile. ralph lauren rugby pas cher
» LA PANIQUE s'empare des urgences de l'hôpital Chifa alors qu'une
ambulance franchit le portail d'entrée. Les médecins et les infirmiers
se plaquent au sol, au lieu de se précipiter vers l'extérieur pour
porter secours aux blessés. Le doigt sur la gâchette de leurs M-16, les
« policiers » encagoulés de la force exécutive du Hamas braquent le
véhicule, avant d'identifier les occupants, qui appartiennent aux
Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée de leur mouvement.
Menaçant les autres patients et le personnel médical avec leurs
lance-roquettes RPG et leurs fusils d'assaut, les militants du Hamas
escortent leurs camarades à l'intérieur.« J'ai dû ramper sous les
tirs »Une fois l'effervescence de ce débarquement passée, médecins et
infirmiers du principal hôpital de Gaza se relèvent prudemment pour
soigner les blessés. Les regards inquiétants, qui percent à travers les
orifices découpés dans les passe-montagnes noirs, naviguent entre la
porte et les médecins. Les canons sont braqués vers l'extérieur et
ordre est donné de fermer les portes. polo lacoste verst pas cher
« Je n'en peux plus, chuchote un médecin urgentiste. J'ai demandé ma
mutation dans un autre service. Je vais finir par me faire tuer si je
continue comme ça. Ce matin, j'ai dû ramper sous les tirs, pour venir au
travail. » Plusieurs impacts de balles constellent les murs et le
plafond des urgences.Des combats ont éclaté, hier matin à Chifa, entre
des policiers fidèles au Hamas et des agents des services de
renseignements fidèles au président Mahmoud Abbas. Un policier du Hamas a
été tué et onze autres personnes ont été blessées dans la fusillade,
survenue à l'entrée ainsi qu'à l'intérieur du complexe de l'hôpital.