Si un sondage, Sofres, lui accordait, il y a trois semaines, 17 %
d'intention de vote, la plupart des enquêtes actuelles le situent entre
10 et 12 % (11,5 % dans le dernier baromètre TNS-Sofres-Unilog publié
dans Le Figaro). Une moyenne supérieure à celle des sondages de la fin
2001. Dans toutes les conversations, les élus, de droite comme de
gauche, pronostiquent un Le Pen « fort ». Christine Boutin, par exemple,
a renoncé à se lancer dans la course présidentielle sur la foi d'une
enquête, ni publiée ni sourcée, créditant le finaliste de 2002 de 22 % !
Les émeutes dans les banlieues, la crise du CPE, les squats de Cachan,
les hooligans du PSG... « C'est bon pour Le Pen », concluent chaque fois
acteurs et observateurs. doudoune ralph lauren pas cher
Nul ne peut contester la force électorale persistante du Front
national. Même si les élections partielles depuis 2005 indiquent un
tassement de la formation d'extrême droite. Pourtant, une présence de
Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle est une hypothèse à
ce jour moins probable que son absence au premier tour, en raison de sa
difficulté à recueillir ses cinq cents parrainages. Et, paradoxalement,
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont plus à redouter le second car le
premier semble improbable.Un effet d'optique a en effet masqué le vrai
séisme du 21 avril. Avec 16,86 % des voix, le patron du FN a gagné 1,86
point et 270 000 voix par rapport à 1995. Mais c'est avant tout
l'écroulement du candidat socialiste qui a abaissé le seuil de
qualification pour le second tour. doudoune lacoste pas cher
D'un scrutin l'autre, Lionel Jospin a perdu 7,12 points et 2,4 millions
de voix. Parallèlement, Jacques Chirac perdait 0,96 point et 680 000
voix. 36 % à eux deux, jamais les candidats des deux partis dominants de
la gauche et de la droite n'avaient totalisé un score aussi faible.Pour
que 2002 se renouvelle, il faudrait donc à la fois que Le Pen progresse
encore et que Royal et Sarkozy soient dans les mêmes basses eaux que
Jospin et Chirac. À quatre mois du premier tour de 2007, tout pronostic
est vain. Mais, au-delà de la dynamique d'une campagne, des données de
fond structurent une élection. En 2002, au fil de la campagne, Chirac et
Jospin avaient reculé dans les sondages d'environ huit points chacun
par rapport aux enquêtes de décembre 2001. hermes birkin neuf pas cher
Leurs intentions de vote initiales étaient cependant inférieures d'une
dizaine de points à celles dont sont aujourd'hui crédités Royal et
Sarkozy.Surtout, les deux anciennes « tête de l'exécutif » avaient
affronté quatorze autres candidats, entraînant un émiettement mécanique
des voix. Tout laisse à penser que les candidats seront cette fois moins
nombreux sur la ligne de départ. Jospin avait subi de plein fouet la
concurrence de Jean-Pierre Chevènement (5,33 %) et de Christiane Taubira
(2,32 %). Or, cette fois, le PS est parvenu à dissuader le Mouvement
des citoyens et les radicaux de gauche de partir sous leurs propres
couleurs. Sans parler de la difficulté annoncée de Dominique Voynet à
retrouver le score de Noël Mamère. À droite, contrairement à Jacques
Chirac, Nicolas Sarkozy ne sera pas victime de la présence d'Alain
Madelin (3,91 %) et de Christine Boutin (1,19 %).