Sous un faux prétexte, Martine l'avait attirée
dans la cuisine, à l'écart des autres convives,
pour lui citer les mérites de celui qu'elle
décrivait comme un mélange subtil d'Indiana Jones
et de Gary Cooper! Corinne ne partageait pas son avis. Si l'homme
n'était pas laid, c'était bien le pire macho qu'il
lui ait été donné d'approcher... un
homme des bois affublé d'un fusil et de trois chiens de
chasse! De plus, au cours de la conversation elle comprit qu'il avait
osé installer son exploitation dans l'ancienne ferme des
grands-parents de Philippe. Il se voyait ainsi décerner la
palme des indésirables! Rien de surprenant à ce
qu'après le repas, malgré son insistance polie
à vouloir la raccompagner, elle ait refusé
catégoriquement. Elle préférait rentrer
à pied dans le froid plutôt que supporter cet
intrus et ses affreux chiens frétillant à
l'arrière du véhicule!Corinne poussa un profond
soupir et se contraignit à relire à
l'écran les pages qu'elle venait de taper. sac longchamps
Distraite par le souvenir du dîner de la veille, elle
n'était pas très attentive à sa prose.
Décidément, cet homme avait
gâché sa soirée. Était-ce le
sourire légèrement désabusé
qu'il laissait constamment flotter sur ses lèvres qui
l'énervait à ce point? Pourtant... C'est vrai
qu'il ressemble à Harrisson Ford se dit-elle.. sac longchamp pliage
. Elle haussa les épaules et se remit à son
roman. Le fait qu'il fut beau garçon n'en était
que plus irritant!Au même moment, dans la ferme
isolée de l'autre côté du village,
Indiana Jones, sans fouet et sans chapeau, contemplait, l'air un peu
hébété, un petit garçon qui
le fixait avec angoisse.Il y eut l'écho de hauts talons
crépitant sur les dalles de l'allée, une
portière claquée sans ménagement, une
voiture démarrant dans la nuit... Une fois de plus,
Édith faisait irruption dans sa vie pour en sortir
immédiatement. sac longchamp pliage
Pas étonnant qu'il ait développé une
certaine misogynie! Son ex-épouse était un
modèle d'égoïsme et d'opportunisme.
Quelques années auparavant, elle l'avait quitté,
emportant avec elle un petit garçon de trois ans.
Aujourd'hui, Antoine en avait onze. Assis, tout raide, dans un coin du
canapé, il regardait avec anxiété ce
père qu'il ne connaissait pas. A six heures du matin, encore
tout ensommeillé du voyage, il s'était vu
propulsé dans cette maison perdue en pleine campagne. Il
avait écouté sa mère expliquer
à un inconnu mal réveillé qu'elle
allait épouser Victor avec qui elle partait pour les
États-Unis. Il était hors de question qu'elle
inflige à cet homme la présence d'un gamin qui
n'était pas le sien.