J’espère bienqu’elle me fera grandir de nouveau, car, vraiment, j’en
ai assez d’être,comme à présent, une créature minuscule ! » Ce fut
bien ce qui se produisit, et beaucoup plus tôt qu’elle ne s’y
at-tendait : avant d’avoir bu la moitié du contenu de la bouteille,
elles’aperçut que sa tête était pressée contre le plafond, si bien
qu’elle dut sebaisser pour éviter d’avoir le cou rompu. Elle se hâta
de remettre la bou-teille à sa place, en disant : « Cela suffit comme
cela… J’espère que je negrandirai plus… Au point où j’en suis, je ne
peux déjà plus sortir par laporte… Ce que je regrette d’avoir tant bu !
» Hélas ! les regrets étaient inutiles ! Elle continuait à grandir
sans arrêt,et, bientôt, elle fût obligée de s’agenouiller sur le
plancher : une minuteplus tard, elle n’avait même plus assez de place
pour rester à genoux, etelle essayait de voir si elle serait mieux en
se couchant, un coude contrela porte, son autre bras replié sur la
tête. Puis, comme elle ne cessait tou-jours pas de grandir, elle passa
un bras par la fenêtre, mit un pied dans lacheminée, et se dit : « A
présent je ne peux pas faire plus, quoi qu’il ar-rive. survetement lacoste homme
Que vais-je devenir ? » Heureusement pour Alice, la petite bouteille
magique avait produittout son effet et elle s’arrêta de grandir : malgré
tout, elle était très mal àl’aise, et, comme elle semblait ne pas
avoir la moindre chance de pouvoirsortir, un jour, de la petite
chambre, il n’était pas surprenant qu’elle sesentît malheureuse. «
C’était bien plus agréable à la maison, pensa la pauvre Alice ; on
negrandissait pas et on ne rapetissait pas à tout bout de champ, et il
n’yavait pas de souris, ni de lapin, pour vous donner sans cesse des
ordres.21Je regrette presque d’être entrée dans ce terrier… Et
pourtant… et pour-tant… le genre de vie que je mène ici, est vraiment
très curieux ! Je medemande ce qui a bien pu m’arriver ! Au temps où
je lisais des contes defées, je m’imaginais que ce genre de choses
n’arrivait jamais, et voilà queje me trouve en plein dedans ! On
devrait écrire un livre sur moi, cela,oui ! Quand je serai grande,
j’en écrirai un… Mais je suis assez grandemaintenant, ajouta-t-elle
d’une voix désolée ; en tout cas, ici, je n’ai plusdu tout de place
pour grandir. polo Lacoste
» « Mais alors, pensa Alice, est-ce que j’aurai toujours l’âge que
j’ai au-jourd’hui ? D’un côté ce serait bien réconfortant de ne jamais
devenir unevieille femme… mais, d’un autre côté, avoir des leçons à
apprendre pen-dant toute ma vie !… Oh ! je n’aimerais pas cela du tout !
» « Ma pauvre Alice, ce que tu peux être sotte ! se
répondit-elle.Comment pourrais-tu apprendre des leçons ici ? C’est tout
juste s’il y aassez de place pour toi, et il n’y en a pas du tout pour
un livre declasse ! » Elle continua de la sorte pendant un bon
moment, tenant une véritableconversation à elle seule, en faisant
alternativement les questions et lesréponses. Puis, au bout de quelques
minutes, elle entendit une voix àl’extérieur de la maison, et se tut
pour écouter. survetement lacoste
« Marie-Anne ! Marie-Anne ! disait la voix. Apportez-moi mes gantstout
de suite ! » Ensuite, Alice entendit un bruit de pas pressés
dansl’escalier. Elle comprit que c’était le Lapin qui venait voir ce
qu’elle deve-nait, et elle se mit à trembler au point d’ébranler toute
la maison, car elleavait oublié qu’elle était à présent mille fois plus
grosse que le Lapin etqu’elle n’avait plus aucune raison d’en avoir
peur.