Le bonheur (7)
Cependant, la vie est toujours quelque chose de particulier. La mort qui est une chose générale sépare les choses, au contraire, la vie qui est une chose particulière unit les choses. Dans le sens où la mort est une chose générale, on peut penser qu’elle est une idée, par contre, dans le sens où la vie est une chose particulière, on peut penser qu’elle est imaginaire. Notre capacité d’imagination ne jouit que de caractères particulièrs. Les artistes sont des polythéistes par nature. Les hommes sont originairement non seulement une chose particulière, mais aussi simultanément une chose générale. Mais la généralité que la vie possède diffère de celle que la mort possède. Si elle était semblable à la généralité que l’idée possède, la généralité de la vie serait égale à celle de la sorte qui se rapporte à l’imagination. Il n’y a pas de sortes dans la personnalité, celle-ci est une sorte. La mort en propre n’a pas de sorte, parce que l’on pense encore à la mort à travers la vie. La personnalité est une unification de la variété, et ce qui unifie les choses variées et contradictoires et prend une forme est la force de l’imagination. La personnalité que l’on ne peut pas penser par la sensibilité et aussi l’intelligence, on doit la penser par la force de l’imagination. Le fait que le bonheur est une imagination comme la vie signifie que la personnalité est le bonheur.
La nature se différencie de plus en plus en un grand nombre de personnalités à mesure qu’elle monte dans les degrés du développement. Ce fait nous montre ce qu’est le désir originel de la nature de chercher la lumière dans l’obscurité et de créer.